Une histoire de patience, de terre et des grains devenus Rais Hamidoux.
Quand vous ouvrez un sachet de Rais Hamidoux, vous sentez la force et l'équilibre. Derrière cette tasse, il y a des mois de recherche, de voyages et de rencontres avec des producteurs qui traitent le café comme un art vivant.
Qahwetna veut dire « notre café », et le volume ne nous a jamais intéressés, seulement la qualité. Choisir un café, c'est comme choisir un cadeau pour quelqu'un qu'on aime : il doit porter un sens, pas seulement une saveur.
En 2024, nous avons passé plusieurs semaines au Vietnam, dans les petites fermes de Dak Lak, Gia Lai et Lam Dong. Le but n'était pas d'acheter des tonnes de café. Nous voulions comprendre comment les familles cultivent, récoltent et prennent soin de leurs grains.
Ce voyage s'est conclu par le partenariat à l'origine de notre café le plus fort : Rais Hamidoux, un 100 % robusta puissant, rond et naturellement doux. Il nous a surpris : le coup de fouet immédiat du robusta, et une douceur de fruits secs à chaque gorgée.
La rencontre avec la famille Nguyen
Par un matin de brume près de Buon Ma Thuot, nous avons rencontré la famille Nguyen. Trois générations travaillent leur terre, environ cinq hectares entourés de poivriers et de jacquiers. Ils nous ont accueillis avec une petite tasse de leur propre torréfaction, sombre et terreuse.
« Notre terre est rouge comme le feu », a dit M. Nguyen en riant. « Si tu la respectes, elle te donne tout. »
Leurs caféiers de robusta ont près de 20 ans. Au lieu d'engrais lourds, ils compostent la pulpe des cerises de café et la rendent à la terre. Le goût reste riche et net.
La qualité se cueille à la main
La famille cueille à la main. Quand nous avons demandé pourquoi, Mme Nguyen a souri :
« Les machines vont plus vite, mais elles ne voient pas les couleurs. Nous ne cueillons que les cerises rouges. »
Cette phrase explique pourquoi leur café a un goût si différent. Chaque grain est trié sur de grands plateaux de bambou avant de sécher au soleil. Nous les avons aidés quelques heures, à retourner les cerises toutes les demi-heures pour qu'elles sèchent de façon égale. Un travail lent et profondément apaisant : le rythme du vrai travail du café.
De Dak Lak à l'Algérie
Beaucoup pensent que le robusta est dur ou bon marché. Souvent, il a simplement été trop torréfié ou mal travaillé. Un bon robusta peut être naturellement doux, plein de chocolat et d'épices, avec un coup de caféine qui réveille l'esprit.
En Algérie, nous avons toujours aimé le café fort. Nous voulions que Rais Hamidoux porte cette force avec élégance. Les grains de la famille Nguyen avaient exactement cela : un corps profond, une finale douce et une sucrosité naturelle. Du nom du raïs Hamidou, le corsaire d'Alger, c'est notre hommage à la force et à la générosité.
Le côté humain du café
Quand nous avons quitté Dak Lak, Mme Nguyen nous a offert un petit sachet de fleurs de caféier séchées. « Pour faire du thé », a-t-elle dit. Le café, c'est d'abord des gens. Les producteurs ne sont pas des fournisseurs : ce sont des artistes de la terre et de la patience.
C'est ce que Qahwetna défend : la transparence, l'équité et un lien direct avec ceux qui cultivent notre café. Derrière chaque tasse, il y a une main et une histoire.
Pourquoi le Vietnam compte pour l'Algérie
Peu d'Algériens savent qu'une grande partie du robusta bu en Algérie aujourd'hui vient du Vietnam, premier producteur de robusta au monde. La différence, c'est que nous travaillons directement avec de petites familles, pas avec des exportateurs de masse. En choisissant nous-mêmes les grains, nous garantissons une tasse nette, traçable et digne de son nom.
Pour finir
Rais Hamidoux est né de ce voyage, de la terre rouge de Dak Lak aux matins tranquilles d'Alger, d'Oran ou de Genève où les Algériens boivent leur café. Fort, fier et rond, comme ceux qui l'ont inspiré.
Préparé avecRais Hamidoux
Chocolat noir, datte, caramel · CHF 20
